Quand le sport rencontre l’histoire, le mélange est étonnant. Avec mon équipier habituel Christian Rigondaud nous sommes donc venus courir ce marathon au pays des pharaons.

On m’avait parlé au moment de l’inscription de 1500 participants. En fait il s’agissait de 1500 participants sur l’ensemble des épreuves ( 11 km, 21 km et marathon).

Sur le marathon, nous ne sommes en fait que ... 70. Le circuit consiste en une boucle de 10 kilomètres à parcourir 4 fois. Mais passer quatre fois dans ce paysage de
la Vallée des Rois, des
Colosses de Memnon, des
temples de Louxor et de
Karnak, courir sur les
berges du Nil, c’est un moment évidemment privilégié .
Pourtant tout n’est pas parfait car nous partageons la route avec les dizaines de bus de touristes qui viennent déverser leurs chargements d’égyptologues amateurs près du
tombeau de la reine Hatchepsout ou de celui de
Touthankhammon.

Et il fait chaud, très chaud. Il n’y a pas d’ombre sur le circuit et avec le petit nombre de concurrents, on court souvent très seul et je suis même régulièrement assailli par des gamins qui viennent me demander des dollars, des stylos, des chewing-gum ou des cigarettes. Le tourisme de masse sait manifestement donner de bonnes habitudes !
Une femme d’affaires algérienne marathonienne, Zora, qui vit en Egypte et parle français m’accompagne pendant la deuxième partie de la course. Sa présence m’aidera à finir ce marathon rendu très difficile en raison de la très forte chaleur de ce mois de février.
Les visites touristiques qui suivront dans cette région restent également un souvenir d’exception.