Index de l'article
-Paris - Buenos Aires - Ushuaïa-
-Arrivée en Antarctique-
-Le marathon-
-Détente et découverte-
-Patagonie et pampa-

 


JOUR 5 : Vendredi 23 Février

 

Rien de bien spécial : on traverse ! Les heures sont un peu longues et j'ai surtout envie de me reposer. Quand je suis allongé, ça se passe bien mais debout, c'est une autre histoire.

Sinon les gens passent leur temps à manger : il faut dire que c'est plutôt copieux, mais moi, je me contente du minimum.

Parmi tous mes "collègues" pas mal ont dépassé 55, 60 ans ou plus, dont certains vont boucler leur 2ème "seven continents". Moi, avec mes 17 marathons (jusqu'à lundi !) au compteur, je fais figure de débutant. Certains ont dépassé les 80, 100 voire 120 marathons. Il y a en gros 80% d'américains mais aussi quelques européens (britanniques, autrichiens), quelques asiatiques, sud-africains, néo-zélandais, australiens, canadiens.

 

JOUR 6 : Samedi 24 Février

 

Nous approchons du continent. La mer est calme mais le brouillard s'est levé.

Nous passons 2 heures d'explications pour les futures excursions en  kayak. J'ai choisi la balade plutôt que la compétition. C'est plus raisonnable ! Je crois que l'excursion dure 2 à 3 heures. Après le marathon, ça va être reposant !

Pour l'instant, je ne pense plus qu'à la course ! Si le temps reste comme il l'est, sans trop de vent, ce sera parfait, mais ici tout va très vite et le temps peut varier considérablement d’une heure à l’autre.

"Penguins"Bonne surprise : nous sommes arrivés largement plus tôt que prévu ! Quand je monte sur le pont, nous sommes entourés d'îles : c'est superbe. Nous sommes déjà en Antarctique dans les Shetland du Sud !

L'après-midi, première sortie en zodiac sur l'îlot Aitcho et quelques minutes plus tard, je pose le pied en Antarctique.

C'est comme je l'avais rêvé ! Des milliers de pingouins, de skuas et d'autres oiseaux. Un petit détail : ce continent , on le sait peu, est plutôt sec et de type désertique. AntarctiquePas un arbre, un buisson ou un brin d'herbe. Il n'y pleut - ou plutôt neige - que très rarement. Donc tous ces  pingouins (ici on ne parle pas de manchots mais de « penguins »), ça en fait du guano ! Nous en avons une bonne couche sous les semelles). Je comprends pourquoi les bottes étaient obligatoires ! L'odeur est aussi très tenace, mais on l'oublie devant la beauté de ce spectacle !  Voila : j'ai déjà marché en Antarctique -et surtout dans le guano !- mais n'y ai pas encore couru ! Ça se précise tout de même : on nous a remis nos dossards, j'aurai le numéro 61.

Le "Sergueï Vavilov" a continué sa route pendant le lunch et nous sommes arrivés à King George Island. Je connais presque le paysage tant je l'ai vu sur Internet, mais là, c'est autre chose. La minuscule église orthodoxe russe que j'ai en fond d'écran depuis deux ans sur mon PC est là, à quelques dizaines de mètres du navire. Demain, nous faisons deux excursions, puis le soir, veillée d'armes avant le "D Day" comme ils disent ici ! J'en profite pour acheter quelques cartes postales sur le bateau pour qu'elles soient postées de l'Antarctique : il existe un minuscule bureau de postes dans la base chilienne qui abrite une cinquantaine de personnes et qui est voisine de celle des russes. Les stations chinoise et uruguayenne sont plus excentrées.

 

JOUR 7 : Dimanche 25 Février

 

BaleinesEncore une belle journée. Le matin à Half Moon Island, « l’île de la demi-lune » avec une promenade à pied et l'après-midi également avec en outre de multiples rencontres avec des phoques (énormes), des pingouins Gentoo et Chiptracks, des skuas, on a aussi eu droit dans le zodiac, à quelques mètres, à la visite de deux baleines.

Le soir, c'est la veille du marathon. La mer est un peu moins calme. En zodiac...J'espère que le vent ne va pas s'y mettre. Avant le repas je vais préparer mon équipement pour la course. Tâchons de faire les bons choix !

Thom Gilligan, le grand patron de l’organisation vient nous faire le briefing pendant le dessert : il va neiger, venter, il y aura de la boue, de la glace, des crevasses, il faudra faire attention à ne pas glisser : bref une course difficile !

Je vais la faire le plus en douceur possible en restant extrêmement attentif et concentré ! Je prévois en gros un temps entre 6h15 et 6h30 mais ce sera peut-être 7h00 ou 7h30 ! On verra bien, mais d'après ce que certains qui ont déjà fait la course m'ont raconté, elle est très difficile. Et en plus dans des conditions extrêmes. Attention aussi à ne pas "s'emballer" en prenant des risques inutiles .

 



 
 
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