Index de l'article
-Paris - Buenos Aires - Ushuaïa-
-Arrivée en Antarctique-
-Le marathon-
-Détente et découverte-
-Patagonie et pampa-

 

 

 

JOUR 10 : Mercredi 28 Février

La boutique de souvenirs la plus au sud de la planète !

Le marathon est bien fini : maintenant place au pur tourisme.

Ce matin le soleil est de la partie, nous sommes beaucoup plus au sud de la péninsule. C’est superbe ! Les superlatifs manquent.

Bien sûr, il fait plutôt frais, surtout dans les zodiacs, mais il suffit de bien s'équiper. Nous étions ce matin à Paradise Harbour : tout un programme. Chaque jour apporte des nouvelles merveilles : on ne s'en lasse pas !

L’après-midi, j'ai acheté 2 ou 3 babioles dans la "boutique de souvenirs la plus au sud de la planète" (65°15 S) et nous avons bu avec Klaus et Harald une vodka « maison » dans le bar qui nous a réchauffés : il faut dire que la météo est à nouveau changeante.

L'Akademik Vernadsky StationNous étions en fait  dans une station de recherche ukrainienne, l'Akademik Vernadsky que les scientifiques font visiter pour se faire un peu d'argent de poche! Ils étudient surtout la météo, la couche d'ozone, les champs magnétiques et on les sent un peu désabusés sur l'avenir de la région.

En apparté, l'un d'entre eux me signale qu'il voit passer environ 8 bateaux touristiques par mois. C'est vrai que j'ai lu que l'Antarctique recevait à peu près 30 000 visiteurs par an et tous dans cette région de la péninsule. Mais ce sont pour l'instant des touristes écolos et respectueux des consignes draconiennes mises en place ici.

Cette étape est le point le plus au sud de notre voyage. A partir de demain, nous allons commencer à remonter vers le haut de la péninsule antarctique, puis le passage de Drake pendant presque deux jours et Ushuaïa.

 

JOUR 11 : Jeudi 1er Mars 2007

 

Nous sommes en mars. Le printemps se rapproche chez nous et donc l'automne dans l'hémisphère sud. Mais ici, les feuilles des arbres ne risquent pas de tomber. Et les arbres non plus d'ailleurs ! A ce sujet, toute "importation" en Antarctique, qu'elle soit animale ou végétale est strictement prohibée et très sévèrement réprimée. Rien ne doit passer et risquer de modifier l'équilibre de ce sanctuaire, même si malgré tout ce continent est aussi malheureusement soumis à ce qui se passe en l'air, la diminution de la couche d'ozone et la fonte des glaces sont là pour le rappeler. Sans parler des exactions plus ou moins tolérées par la communauté internationale des massacreurs de baleines qui sévissent pas si loin pour des raisons soi-disant scientifiques en toute légalité!

Ce matin, c’est aussi le « top » du voyage : Neko Harbour sur le continent. En plus il fait un grand soleil, la montagne est enneigée : c’est sublime ! Nous avons aussi vu la fin tragique d'un pingouin pourchassé puis dévoré par un léopard des mers. Thom Gilligan me disait pendant le breakfast que ce coin était le plus beau de l'Antarctique. C'est vrai que ça me semble difficile de faire mieux.

L'après-midi, kayak (avec gouvernail qui fonctionne au palonnier!). Kayak au milieu des léopards des mers et des pingouinsMagique : un léopard des mers n'arrêtait pas de nager à 50 cm de moi et de plonger sous mon kayak ! Complètement invraisemblable ! Et ces milliers de pingouins qui courent, qui plongent, qui nagent ! Pagayer entre les icebergs, c'est exceptionnel !

Mais cette journée est déjà la dernière en Antarctique. Dès ce soir puis demain, cap sur la Terre de Feu vers le Nord ! Marrant ça, je ne pensais pas qu'un jour j'aurais pu dire "je « remonte » vers Ushuaïa" !

 

JOUR 12 : Vendredi 2 Mars 

 

Comme à l'aller, rien à faire d'autre que traverser ! La mer est calme pour la région -mais seulement pour la région !- Il y a bien quelques films documentaires sur l'Antarctique, Scott et Amundsen , Shackelton, ou sur la faune locale pour patienter. 

 

JOUR 13 : Samedi 3 Mars

 

Les techniciens qui nous accompagnent pour la télé américaine se proposent de nous faire un montage vidéo de la course et de nous l'envoyer ensuite par courrier en DVD. Ils nous la présentent en avant-première et je dois reconnaître que c’est impressionnant, même si l’objectif de la caméra « écrase » les reliefs ce qui empêche d'en percevoir tous les détails.

 



 
 
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