Index de l'article
-Paris - Buenos Aires - Ushuaïa-
-Arrivée en Antarctique-
-Le marathon-
-Détente et découverte-
-Patagonie et pampa-

 

 

 

JOUR 14 : Dimanche 4 Mars

Ushuaïa

Le bateau est arrivé comme prévu à Ushuaïa à 8 heures, une quinzaine d'heures après avoir franchi le mythique Cap Horn. Le capitaine nous a dit que nous avions eu beaucoup de chance avec la mer.

A Ushuaïa, le groupe a éclaté en 3 , ceux qui partaient sur Buenos Aires dès le matin, ceux qui le faisaient dans la soirée et ceux qui restaient, dont moi.

L'Hôtel, El Glaciar, est splendide. Par contre il n’arrête pas de neiger. Je suis allé en ville acheter quelques cadeaux et lire mes mails. Sinon Ushuaïa, on s'y ennuierait sans doute très vite si on ne faisait pas de la marche ou de la randonnée. En fait, c'est très joli en arrivant par la mer, ou quand on la regarde depuis la montagne. Mais sinon, je n'y vois aucun intérêt particulier. La journée passe lentement. Je vais retrouver demain le soleil de Buenos Aires avec plaisir !

 

JOUR 15 : Lundi 5 Mars

 

Après un au revoir aux amis, direction l’aéroport. Pendant que nous attendons l’avion, la neige se met à tomber et nous allons prendre plus de trois heures de retard ! Pourtant sur les panneaux d’information, il sera toujours indiqué « On time » ! Les aéroports sont bien partout les mêmes ! Bien des heures d’attente plus tard , à 17 heures, quand j'arrive à Buenos Aires, il fait  34° ! Ca change !

 

JOUR 16 : Mardi 6 Mars

 

Je passe ma journée à flâner tranquillement dans les rues de la capitale. Il fait toujours bien plus de 30°.

La rue Florida concentre tous les spectacles : impressionnants jongleurs de foot, danseurs de tangos... La foule y est impressionnante. Il y a aussi quelques signes apparents de misère poignante parmi les nombreuses personnes qui font la manche. Moins cependant qu'à Lima ou La Paz.

Dîner avec Damian FacciutoLe soir, dîner d'au revoir dans un restaurant chic avec Damian Facciuto et sa compagne, Mariella. Ça ressemble énormément aux churrascerias du voisin brésilien. A noter la qualité des fruits de mer et de la viande, bien sûr, mais aussi des vins. Même si la France pense être toujours le "vrai" pays du bon vin, il est clair que nous ne sommes plus seuls ! J'en ai aussi bu d'excellents en Argentine, mais aussi au Chili, en Australie, et d'autres venant de Californie, d'Afrique du Sud. J'ai remarqué aussi que ces vins étaient moins chers que les nôtres.

Lors du retour à mon hôtel, je constate un tout autre spectacle que celui de la journée. Là où quelques heures plus tôt devant les boutiques de luxe du centre ville défilaient les très élégantes argentines et les jeunes cadres costumés, il y a des dizaines de personnes âgées de deux ou trois ans jusqu’à plus de quatre-vingt, hommes et femmes qui éventrent les sacs poubelles, pour récupérer les vieux cartons... Damian m’explique que ce phénomène s'est considérablement aggravé depuis la très sévère crise économique qu'a connue le pays il y a une dizaine d'années.

Arrivé à l'hôtel, je prépare ma valise en espérant éviter le surpoids lié aux nombreux t-shirts ou sweetshirts du marathon et les cadeaux personnels et je passe ma dernière nuit en Argentine dans une chaleur tropicale, alors que selon les nouvelles, le temps "chez nous" est bien différent avec des inondations et de la fraîcheur. L'arrivée à Roissy risque d'être difficile !

 

JOUR 17 : Mercredi 7 Mars

 

A l'aéroport international de Buenos Aires, je retrouve une partie du groupe qui revient du "maraton del fin del mundo" dont deux autrichiens avec qui j’ai sympathisé. L’employé  au guichet d’Air France réussit à nous placer ensemble alors que l’avion est bondé. Sympa. Le temps d'acheter un ou deux derniers cadeaux à l'aéroport, d'effectuer les dernières formalités et c'est le décollage vers la France à 18 heures locales.

 

JOUR 18 : Jeudi 8 Mars

 

A 11h du matin c’est l’atterrissage à Roissy, et après un au revoir rapide à Klaus et Peter qui n'ont que 20 minutes pour leur correspondance pour Vienne, c’est le retour en TGV vers les Deux-Sèvres où s'achève cette merveilleuse aventure.

Au moment de m’installer dans le train, je me rends enfin compte que j’ai tenu mes promesses et atteint mon objectif. Je vais maintenant apprécier pleinement d'avoir réussi mon pari d'être le premier français à avoir couru ce très difficile marathon de l'Antarctique et également le premier français à figurer sur la liste officielle des membres du "Seven Continents Club" !

La ligne d'arrivée du Marathon de l'Antarctique
La ligne d'arrivée du Marathon de l'Antarctique !
Le diplôme officiel du Seven Continents Club !
Le diplôme officiel du Seven Continents Club !
Cérémonie au Conseil général des Deux-Sèvres
Cérémonie au Conseil général des Deux-Sèvres 


 
 
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