ISTANBUL 1996 et 2004

Istanbul 1996Courir à Istanbul, c’est tout à fait particulier : ce marathon se targue d’être le seul "marathon intercontinental" de la planète, puisqu’il débute sur la rive asiatique et se termine en Europe, de l’autre côté du Bosphore.

De plus la ville est absolument superbe, avec, entre autres merveilles, sa Mosquée Bleue, son Palais de Topkapi, Sainte Sophie... Pour moi indéniablement l'une des plus belles villes que j’ai visitées.

Nous y sommes donc partis à 8 membres de l’APPAD 79 et pour éviter tout souci matériel, nous sommes passés par un tour opérateur sensé s’occuper de tout.

Et bien ce fût la catastrophe ! Nos guides au lieu de nous emmener au point de départ du marathon nous abandonnent trois kilomètres plus loin en plein milieu d’une foule de 40 000 personnes participant à l’épreuve populaire de 10 kilomètres.

Istanbul 2004S’apercevant de leur erreur et de notre mécontentement, elles décident d’essayer de nous faire traverser la foule : j’ai bien cru qu’on allait se faire lyncher.

Bien des minutes plus tard, nous nous retrouvons sur la rive européenne et, bien sûr,  les autres marathoniens sont partis depuis longtemps.

A un carrefour, nous ne savons plus où aller et demandons alors notre route à des «commissaires de course» (?) qui n’en savent pas plus que nous ! Alors nous partons un peu au hasard , vers la Corne d’Or. Nous sommes bientôt alertés par des klaxons de voitures derrière nous qui trottinons à 6 de front, tranquillement, et nous nous faisons dépasser par un grand kenyan qui doit bien filer à 19 ou 20 kilomètres heures.

Il semble assez surpris de dépasser d’autres concurrents ! Les suiveurs et organisateurs aussi qui nous regardent bizarrement.

Nous savons cependant que nous avons tout de même retrouvé la bonne route ! Nous décidons de continuer.

Nous arrivons finalement bien plus tard dans un grand stade plein comme un œuf avec une ambiance indescriptible, toujours à 6,  ne sachant pas trop si nous allons être déclassés ou traités de tricheurs. IstanbulRien de tout cela : nous obtenons chacun notre médaille et recevrons même plus tard chez nous un classement tout ce qu’il y a d’officiel avec nos noms y figurant... mais tous avec un temps différent !

Malgré le côté cocasse de la chose, j’étais resté sur ma faim et je m’étais juré de revenir pour le courir « normalement », ce que nous ferons huit ans plus tard en 2004 avec Christian Rigondaud. Malgré la première expérience édifiante, il nous a été à nouveau très difficile d’échapper à tous les pièges d’une organisation que je qualifierai de «différente» mais nous avons tout de même retrouvé cette même ambiance délirante à l’arrivée qui en fait un très grand moment.

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Pour en savoir plus sur le marathon d'Istanbul...

 
 
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