MOOREA 2010

Moorea 2010Pour mon vingt et unième marathon, j’avais choisi une destination de rêve : la Polynésie Française avec le marathon de Moorea le Samedi 13 février 2010.

Pour aller courir en Polynésie, il faut déjà faire un autre marathon, aérien celui-ci !... Dès le lundi 8 février, 2h30 de train entre Niort et Roissy, une très courte nuit d’hôtel, un lever matinal plutôt frais avec -2°C, 3 heures d’enregistrement et de formalités de police, 11 heures d’avion de Paris à Los Angeles, 3 heures d’escale et encore 8 heures de vol avant d’arriver à Tahiti.

Avec tout ça, 11 heures de décalage horaire et une trentaine de degrés d’écart avec Paris !...

Usain Bolt a encore frappéJe dois dire qu’avec cette température cette course fut l'enfer... mais au paradis, ce qui relativise un peu ! De mémoire de marathonien tahitien on n'avait pas connu une telle chaleur et une telle humidité depuis la création de cette épreuve. Résultat : une "perf"...  bien éloignée de mes pourtant modestes objectifs, avec un temps de plus de 5h20 ! Il faut dire que j'étais un des rares non polynésiens et l’un des doyens de l'épreuve. Mais je suis aussi le plus heureux des marathoniens d'avoir couru dans ce site magnifique. Le mot "paradisiaque" n'est pas ici galvaudé.

Rencontre avec Patrick CandéJ'ai eu aussi  le très grand plaisir de rencontrer mon équipier du Seven Continents Club, le local Patrick Candé, un excellent coureur, lui,  qui a été un hôte merveilleux et un ami précieux, ainsi qu'un autre très sympathique coureur , le normand Fabrice Walbrecq et sa petite famille, avec qui nous nous sommes retrouvés ensuite sur plusieurs de ces sites enchanteurs.
Fabrice et FrédéricJ'aurais aussi préféré les voir plus longtemps pendant le marathon mais je ne les y ai vus qu'au départ, puis quand ils m'ont croisé et enfin à mon arrivée alors qu'eux se prélassaient dans l'eau limpide du lagon depuis plus d'une heure trente !...Cool

Moorea qui accueillait son 22ème marathon international est une île effectivement magnifique.

Ravitaillement polynésienLe marathon est l’un des grands évènements sportifs locaux et vu mon niveau, j’étais un peu gêné car la presse régionale avait fait un petit article me présentant comme le 1er français à appartenir au Seven Continents Club et avait précisé que les 3 premiers français de ce club seraient présents. Malheureusement, des problèmes logistiques de dernière minute ne permettront pas à Cécile Bertin d’être avec nous en Polynésie. Dommage !

Nous n’étions que 98 marathoniens au départ sur 120 inscrits environ. Il y avait aussi un semi-marathon organisé avec une assistance bien plus fournie.

Le cyclone Oli avait laissé quelques traces matérielles mais c’est surtout au niveau atmosphérique que l’on ressentait encore son passage.

Autre ravitaillementAu départ du marathon, à 4h30 du matin donc... « à la fraîche », il fait déjà... 28° ! Moi qui m’étais entraîné la semaine précédente dans le vent et la neige ! Pas très adapté ! D’autant que quand le soleil se lèvera 2 heures plus tard, la température montera en flèche atteignant vite 35° à l’ombre. Et je ne sais combien en plein soleil ! Mais plus que la chaleur, c’est l’humidité ambiante qui sera difficile à supporter.

J’avais prévu de courir en 4h30 et je tenais le rythme jusqu’au semi, mais vers le 25ème kilomètre quand il a fallu courir en plein soleil, je n’ai pas insisté... et j’ai laissé filer, d’autant qu’une redoutable côte au 30ème kilomètre achèvera de me casser ! Alors inutile de jouer avec ma santé. D’ailleurs, j’apprendrai plus tard avec émotion et tristesse que l’un des coureurs du semi-marathon n’aura malheureusement pas survécu à un malaise.

Face à MooreaDonc entre le 25ème et le 35ème kilomètre je me contente de courir dans les rares passages à l’ombre puis de simplement marcher au soleil, ce qui est déjà difficile. Et courir seul est pénible. Heureusement, Marie-Astrid a la bonne idée de louer un vélo et de m’accompagner, ce qui me permet de penser à autre chose.

Voulant cependant éviter la menace de la dernière place, je me remets à courir et réussis à doubler plusieurs camarades de labeur, ce qui me permettra même de bien me classer en catégorie "vétérans". La médaille en nacre gravé est superbe. De plus les organisateurs auront la gentillesse de me gratifier d'un très joli trophée, également en nacre, sur lequel figure la mention "Aito" (vainqueur) des 7 continents. Vraiment sympa !

Kayak sur le lagonLes derniers hectomètres dans le sable de la plage de Temae sont particulièrement pénibles. Encore une fois, je me dis qu’il faut être fou pour faire de tels efforts et que cette fois, juré craché, c’est mon tout dernier marathon... (dès le lendemain d’ailleurs, comme d’habitude, je reviendrai sur ma parole !).

Ce marathon a été tellement difficile pour moi que je n’ai rien vu du paysage, même pas la fantastique Baie de Cook. Bien entendu cet « oubli » sera bien vite réparé par la suite au cours de quinze jours passés entre les « îles hautes », Tahiti et Moorea , et l’atoll de Rangiroa.

C’est vrai qu’un tel voyage, ce n’est pas vraiment « donné » et que la vie est très chère en Polynésie. Mais les paysages sont tellement superbes, les gens si accueillants que ça vaut la peine de casser la tirelire. Les quelques photos de mon camarade Emmanuel peuvent vous en donner un aperçu...

 Autostoppeur égaré

 Vahinées et guerriers

 Paysage

 Paysage

 Paysage

 Paysage

Pour en savoir plus : http://www.mooreaevents.org/3.asp
Le site web du club des sportifs de Moorea...

 
 
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